Avec les virus aux noms de bière qui émergent de partout, les présidents semi-douteux qui sont élus et les extraterrestres qui ne cessent d’être observés dans le ciel à chaque mois, comment pouvons nous différencier le vrai du faux?

Comment savoir si ce que nous lisons sur notre cellulaire, ce que nous entendons à la radio ou ce que nous voyons à la télévision n’est que mensonge?

Comment devenir bulletproof envers les fake news? 

Selon un article écrit par Philippe Papineau dans Le Devoir, plus de 75% des Québécois jugent les ‘’fake news’’ comme étant inquiétantes alors que seulement le quart d’entre eux lisent l’article en question au complet… Tout d’abord, avant d’aller plus loin, un conseil: lisez vos articles au complet, en particulier celui-ci. 

De plus, 77% des personnes sondées ont plus confiance envers les médias traditionnels, que les nouveaux de l’ère numérique. 

Et tout ceci peut s’expliquer bien facilement : sur internet, tout le monde peut publier ce qu’il veut. Pas besoin d’un doctorat, ou même d’une cellule dans le cerveau, tous peuvent exercer leur droit de liberté d’expression (outre pour quelques cas d’exception comme pour publicité trompeuse ou diffamation)

Ceci étant dit, propager des fausses nouvelles devient ultra facile. Surtout lorsque ta cible est réceptive et ne cherche pas à approfondir ses recherches. 

La politique en est l’exemple parfait (merci Monsieur Trump), mais un exemple très cocasse serait celui des fausses campagnes publicitaires de Iphone, où quelqu’un acclamait que la mise à jour vers iOS et rendait le iPhone 6 résistant à l’eau. Comme travailler au service à la clientèle de Apple devait être amusant durant les jours suivant la publicité trompeuse. 

Les fake news peuvent être utilisés à différentes fins. Que ce soit pour faire perdre de l’argent à une compagnie, faire rire les gens, voler des renseignements personnels, influencer les votes de la population ou même causer des dommages physiques à des gens. Suffit d’un peu d’imagination, et d’un poisson (ou des milliers) pour mordre à l’hameçon!

Alors en tant que consommateur de médias sociaux, du Journal de Mourréal et de tous les repost incessants et inutiles de nos amis Facebook parfois un peu louches qui apparaissent dans notre fil d’actualité, comment éviter de tomber dans le piège?

Premièrement, il faut s’assurer de la fiabilité de la source.Si c’est Johnny du Saguenay qui a écrit ça et qu’on ne trouve aucun autre article de sa part, pas sûre que ça va être 100% fiable. 

Deuxièmement, comparez celle-ci avec d’autres sources. Si l’article de Johnny du Saguenay proclame que les extraterrestre vont envahir la Terre demain, mais que personne d’autre sur les médias ne parlent de ce événement oh combien probable, c’est peut-être parce que c’est un fake news. 

Finalement, posez-vous des questions. Demandez-vous quel est l’intérêt particulier dans la propagation de cette information précise et si celle-ci est neutre. 

Une fois ces trois étapes complétées, et si tout est en règle, vous pourrez dire que vous être bulletprof envers les fake news. Ou pas. Personne n’est à l’abri. De rien. Ayez peur. 

Maé Senécal

L’écrivaine de la famille. Gestionnaire de communauté à temps plein, autrice de son premier roman à temps partiel… Je suis un petit rayon de soleil (je mets l’accent sur le mot petit) qui tente de propager le bonheur et mon énergie parfois trop débordante autour de moi! En amour avec la nouveauté, toujours à la recherche de nouveaux défis, j’ajoute ma propre couleur partout où je vais. 1, 2, 3, À vos plumes!